Plus d’un quinquennat s’est écoulé depuis le décès de l’artiste musicien de gospel et responsable du Groupe Adorons l’Éternel (GAEL), Alain Moloto, au Centre Nganda à Kinshasa, des suites d’une longue maladie, à l’âge de 52 ans.

La date du 2 août 2013 est commémorative pour les mélomanes de la musique chrétienne. Ce jour-là, le dénommé “Papa Alain” était plongé dans un sommeil éternel après avoir soufflé la 52e bougie de son existence sur la terre des Hommes. Telle une perte d’une valeur ajoutée de la musique chrétienne.

Bon gré mal gré les différents soins, le très connu Alain Moloto avait tiré sa révérence. Peu avant sa mort, GAEL avait perdu deux de ses membres. Il s’agit de la sœur Marthe Bulay, décédée des suites d’une maladie ainsi que le jeune chantre Christian Mvuanda, succombé dans un accident de circulation.

Auteur-compositeur, un adorateur de surcroît, “Papa Alain” avait un style simple, mais beau comme qui dirait l’excellence dans la simplicité. Il avait embrassé une carrière en solo en tant que chantre. Son premier disque enregistré, Masanjoli, lui permet de se faire connaitre auprès du public chrétien congolais. C’est au début des années 90, qu’il a ressenti l’appel d’étendre son ministère pour répondre au besoin d’adoration dans la population Congolaise.

« Nous avons le devoir de conduire les gens à Christ », déclarait-il dans ses différentes sorties médiatiques.

Révolté par la situation sociale de la Rd-Congo, ce chantre chrétien barbu avait organisé une série de prières dénommée ,Ensemble pour la délivrance de la nation “EDEN” afin de délivrer son pays. A cette occasion, il avait même écrit un livre : “le plan de Dieu pour le Congo”. A l’en croire, cet ouvrage énonçait les promesses de Dieu pour la Rd-Congo. Et puis, dans presque tous ses albums, Alain Moloto ne cesse d’exprimer son vœu, celui de voir un Congo prospère, soit le pays où coule du lait et du miel.

Adulé par plus d’un, Alain Moloto est auteur de chansons non seulement édifiantes mais aussi marquantes. Il s’agit notamment de la chanson : Shilo, Soleil Levant, Divin Amour, Kimia Na Motema, Mwana na Pate, Moninga Malamu, Kumama, Moto, dans tes parvis pour ne citer ceux-là.

7 ans après sa disparition, les mélomanes de la musique chrétienne se souviennent encore de cette icône de la musique moderne. L’artiste ne meurt jamais dit-on, les œuvres de “Papa Alain” ne cesse de faire parler de lui dans le milieu évangélique. Tel est un adorateur qui a marqué plusieurs générations.

Trésor Mutombo

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