5e édition de la grande rentrée littérature à Kinshasa : Au rendez-vous, tables rondes, panels, présentation, baptêmes des nouveaux ouvrages, et visites guidées !

5e édition de la grande rentrée littérature à Kinshasa : Au rendez-vous, tables rondes, panels, présentation, baptêmes des nouveaux ouvrages, et visites guidées !

La place des artistes à Victoire, dans la commune de Kalamu à Kinshasa abrite depuis ce 29 octobre la 5e édition de la grande rentrée littéraire, organisée par la délégation générale Wallonie-Bruxelles ténue du 29 au 31 octobre 2021, un festival littéraire qui met en lumière les œuvres des écrivains de la République Démocratique du Congo.

Richard Ali Muntu, écrivain, responsable de la bibliothèque du centre Wallonie-Bruxelles, et coordinateur de cette 5ieme édition, balaye du revers de la main cette maxime selon laquelle, les congolais ne lisent pas, et il s’est felicité également du déroulement de ce festival malgré les intempéries.

« Avant tout, nous voulons dire à la face du monde que Congo-Kinshasa on lit, que Congo-Kinshasa on écrit. Et donc, tout ce qui dise que les congolais ne lisent pas, se sont que des stéréotypes que nous sommes entrain de balayer du revers de la main. Vous avez vu, il a plu mais les gens ne sont pas restés chez eux, ils sont venus répondre à cette messe de la littérature. Et nous sommes très convaincu que l’avenir de ce pays est radieux. Quand les gens tournent leurs regards vers le livre, on peut que se dire, tout ce qu’il arrivera sera rassurant pour ce pays.»

Et de poursuivre

« La délégation générale Wallonie-Bruxelles s’est toujours impliquée dans le combat pour le livre. Et nous pensons que le combat que nous sommes entrain de mener va permettre à ce que les écrivains puisse se retrouver ainsi que les bibliothécaires. Nous sommes très heureux de mener le bon combat, d’organiser ce genre d’événement et surtout que ça se passe à la place des artistes. C’est une grande joie pour nous de voir que, les élèves sont venus malgré la pluie, des parents sont venus, et même les curieux, ils sont restés jusqu’à la fin.»

En effet, cette rentrée littéraire s’est inscrite dans le but de mettre en valeur le travail des auteurs et écrivains congolais à travers la parution de leurs œuvres littéraires.

Lors du premier et le deuxième jour, plusieurs auteurs et écrivains ont présenté, lu quelques extraits et parfois dédicacé leurs œuvres littéraires devant un parterre des passionnés et amoureux des livres. Parmi les titres à retenir, on peut citer « l’absence d’une mere », de Jessica Ntumba.

Cet ouvrage a été publié aux Editions « Feu Torrent ». C’est un roman de 128 pages reparti en 7 chapitres, relatant une expérience acquise qui repose sur l’amour que l’on doit transmettre à tout le monde, particulièrement à des êtres précieux, a fait savoir Jessica Ntumba.

« L’absence d’une mère », est le premier roman de cette écrivaine qui lui vaut déjà une notoriété littéraire. Elle est une jeune qui cherche à s’imposer dans le secteur de la littérature congolaise, à travers diverses critiques littéraires et des pensées d’auteurs qu’elle met souvent à la disposition du public pour la culture générale et l’édification.

Dans la foulée les romans notamment « l’absence d’une mère » de Jessica ; et « immortel », celui de Belbiche ont été porté sur les fonds baptismaux par Elisabeth Moya Tolande, écrivaine senior de son état.

En revanche dans la deuxième journée, s’est intervenu la remise du prix de la 4ème édition du Prix Zamenga, qui est un concours littéraire destiné aux écrivains congolais de moins de 40 ans et qui vise à honorer la mémoire de l’écrivain congolais, Zamenga Batukezanga, décerné à Yannick Ethan Kahungo, pour son ouvrage intitulé “sous haute sécurité à Boluwo”.

Organisée par le Centre Wallonie-Bruxelles, des activités telles que le marché du livre, des visites guidées, des soirées de poésie et slam, des matinées de réflexion, et bien d’autres, étaient au programme.

La rentrée littéraire de Kinshasa est une de grandes activités du Centre Wallonie-Bruxelles. Elle réunit auteurs, éditeurs, diffuseurs, libraires, imprimeurs, bibliothécaires et lecteurs répartis dans plusieurs stands. Sur les tables ou à même le sol, les livres ornent la place des artistes, pour un vrai régal des amoureux de la littérature et une occasion de séduire les moins passionnés.

Les écrivains et éditeurs profitent de l’opportunité pour faire connaître les problèmes auxquels ils font face afin d’en discuter et de trouver des postes de solution.

Le festival se clôturera dimanche 31 octobre notamment avec comme programme :
Atelier d’écriture sur “le roman” du professeur Prosper Gubarika ; la table ronde de la bande dessinée en RDC ; et le débat sur : écrire et éditer dans les langues congolais, qui ?

Joël Kembongo

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