Depuis le début de l’affaire Mamie TSHIBOLA contre Evêque Pascal MUKUNA, je savais que les forces politiques hostiles à l’Evêque y étaient impliquées. Raison pour laquelle je ne cessais de dire que c’était un procès politique.


Aujourd’hui, Mamie TSHIBOLA réclame publiquement le solde de l’argent lui promis par certains agents du FCC pour qu’elle porte plainte contre l’Evêque Pascal MUKUNA. Ce que je savais depuis longtemps commence à être dit en public.
L’Evêque Pascal MUKUNA faisait manquer de sommeil aux agents du FCC. Il fallait trouver un moyen pour le faire taire. Mamie TSHIBOLA a servi à cela. Mais pour combien de temps ? Vraiment une courte durée.


Je ne reviens pas sur cette affaire en faveur de l’Evêque Pascal MUKUNA ; moins encore en faveur de Madame Mamie TSHIBOLA, mais en faveur de notre jeune démocratie que certains congolais veulent à tout prix contrôler en leur faveur ou orienter selon leurs intérêts. C’est un grand danger.
La liberté d’expression est un des socles de toute démocratie. Sans elle, la dispute civilisée que la démocratie instaure n’est pas possible. Tant qu’on use de cette liberté d’expression en respectant les lois de la République et les droits fondamentaux des autres, nous devrions avoir la garantie que personne ne peut nous inquiéter.
Mais en RDC, toute personne qui soutiendrait un point de vie contraire à celui des agents du FCC est à faire taire, pas par des arguments contraires, mais par la mort ou la prison. En démocratie, nous ne voulons pas des agissements pareils.
Floribert CHEBEYA dérangeait, par son travail de défenseur des Droits de l’Homme, la majorité politique au pouvoir à l’époque. Pour le faire taire, il fallait le tuer.


Au lendemain de l’élection présidentielle de 2011 gagnée par Monsieur Joseph KABILLA, Monsieur Eugène DIOMI NDONGALA avait créé la Majorité Présidentielle Populaire, un mouvement qui militait pour que Monsieur Etienne TSHISEKEDI récupère l’impérium qui lui aurait été volé par Monsieur Joseph KABILA. Le mouvement prenait de l’ampleur et Eugène DIOMI NDONGALA devenait de plus en plus populaire dans la vielle de Kinshasa. Pour le faire taire et l’empêcher de mobiliser les congolais contre le régime de Monsieur Joseph KABILA, il lui a été fabriqué un procès pour viol qui l’a conduit en prison. Tout le monde sait que c’était un procès monté de toutes pièces par la majorité au pouvoir afin de le faire taire.
Après l’arrestation et la condamnation de Monsieur Eugène DIOMI NDONGALA, la Majorité Présidentielle Populaire qui dérangeait le régime de Monsieur Joseph KABILA était décapitée.


En 2020, à la faveur de l’avènement de Monsieur Félix TSHISEKEDI au pouvoir, Evêque Pascal MUKUNA met en place l’Eveil Patriotique et commençait à mobiliser les congolais contre les animateurs de l’ancien régime. L’Evêque Pascal MUKUNA devient une personnalité qui dérange le sommeil des agents du FCC à cause de ses dénonciations régulières contre le régime de Monsieur Joseph KABILA.


Pour le faire taire, c’est Madame Mamie TSHIBOLA qui est mise à profit pour arrêter l’Evêque et le jeter en prison pendant plus de 3 mois.
Contrairement à la Majorité Présidentielle Populaire qui avait disparu après la mise en prison de Monsieur Eugène DIOMI NDONGALA, l’Eveil Patriotique a tenu jusqu’à l’acquittement de l’Evêque Pascal MUKUNA.


Le pasteur KUTINO FERNANDO a été aussi victime d’un procès monté de toutes pièces pour le faire taire.
Aujourd’hui, avec les réclamations de Madame Mamie TSHIBOLA auprès des agents du FCC qui l’avaient utilisée contre l’Evêque Pascal MUKUNA, nous pouvons comprendre que notre démocratie est en danger et que le procès contre l’Evêque MUKUNA était purement politique.
Si nous voulons une vraie démocratie, nous devons nous opposer à cette stratégie indigne que les agents du FCC ont utilisée depuis des années pour faire taire les adversaires politiques ou sociaux.
Les gens qui veulent d’une vraie démocratie en République Démocratie du Congo ne peuvent pas agir ainsi à l’égard des autres congolais.


Les agents du FCC veulent d’une démocratie contrôlée par eux.
Chaque congolais est appelé à tirer des leçons et à comprendre qui sont réellement les agents du FCC.


Me Jean Claude KATENDE

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