Le ministre des PT-NTIC, Augustin Kibassa, veut entraîner toute la République dans un projet flou et suicidaire pour le pays en général et pour le secteur des télécommunications en particulier, avec sa taxe pour l’identification des téléphones mobiles sous prétexte de lutter contre le vol et la contrefaçon.

A deux semaines du lancement du RAM qui impose le paiement d’une taxe de 1 à 7$ par an à chaque utilisateur de téléphone, le ministre n’est toujours pas en mesure de rendre public les termes du contrat que le gouvernement a signé avec 5C énergie, l’opérateur qui va assurer la maintenance du système d’identification des téléphones.

Combien cette taxe va-t-elle réellement générer ?
Comment seront répartis les revenus de cette taxe ? De combien est la rémunération du prestataire ? Le gouvernement a-t-il déjà, à travers le ministre des PT-NTIC, signé un contrat en bonne et due forme avec 5C énergie ? Où et quand a eu lieu la signature de ce contrat ? Quels en sont les termes ?

Autant de questions importantes auxquelles le ministre des PT-NTIC est incapable de répondre, en tout cas jusqu’à preuve du contraire.

Pourtant, le principe de la transparence veut que la population soit mise au courant de la gestion de la chose publique. Les fonds publics générés par cette nouvelle redevance ne doivent pas encore être gérés dans une opacité totale comme toutes les précédentes qui sont détournés jours et nuits par certains fonctionnaires de l’Etat !

Que gagne Augustin Kibassa en laissant planer le flou total sur la répartition des revenus ?

Si le président de la République a pu intervenir à temps dans l’affaire AGI, c’est parce que l’opinion était au courant de la teneur de l’escroquerie qui menaçait le secteur.
Vous vous souviendrez que dans cette affaire, l’État n’allait gagner que des miettes et la grosse part du gâteau revenait à AGI et une commission mixte, la cerise sur le gâteau pour embellir le tout.
En effet, la rémunération du prestataire AGI tournait autour de 23 millions de dollars (85% du total) par mois, alors que le gouvernement n’allait bénéficier que de 2,6 millions USD (10% du total). Et la prétendue commission mixte allait elle, bénéficier de 1,3 million USD (5% du total) par mois.

Le comble est que, comme son prédécesseur, Emery Okundji, l’actuel patron des PT-NTIC, deale avec une entreprise sans avoir publié préalablement un appel d’offre comme l’indique la loi. Qui pis est, 5C n’a aucune expérience avérée en la matière.

Au lieu de vanter à tout va des arguments qui ne tiennent pas la route comme quoi le RAM sera la solution pour lutter contre le vol et la contrefaçon, pourquoi le ministre des PT-NTIC ne mettrait-il pas sur la table le contrat avec 5C énergie et la grille de répartition des revenus afin que l’opinion sache s’il s’agit d’un contrat gagnant et que ce n’est pas une escroquerie à ciel ouvert comme celle de l’AGI dont le chef de l’État nous a déjà épargné ?

La rédaction

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