Au cours d’une conférence de presse tenue ce samedi 10 octobre à l’espace plateforme contemporain à Kinshasa, le laboratoire “Kontempo” a annoncé le lancement officiel de l’exposition virtuelle au 17 octobre prochain sous le coup de 17 heures.

Contrairement à la première édition, l’exposition se fera sur Internet notamment sur la page Facebook de cette structure composée des artistes, des théoriciens ainsi que des chercheurs. Dix artistes ont participé dans ce projet, qui d’après ses initiateurs est dans la phase expérimentale.

« Ce projet a juste pris cette réinvention du mot contemporain qui est Kontempo pour trouver une vraie manière ; une bonne façon pour la scène artistique à Kinshasa d’avoir un processus de création dans l’espace artistique à Kinshasa de l’art contemporain. Si on doit aller plus loin, l’influence de monter le projet avec Lydia était plus l’interculturalité dans notre travail. Cela nous a amenées encore plus loin à réfléchir à un tel projet », a déclaré l’un des porteurs de ce projet, Chris Mukenge qui est artiste Visuel et Plasticien.

Quant à elle, Sinzo Aanza a indiqué que la base du projet théorique était autour du post coloniale. Ce dernier est un sujet assez discuté dans tous les pays du monde, a-t-elle estimé.

« Ce projet veut vraiment aborder ce thème à travers de sujets locaux de notre vie quotidienne. Chaque artiste a trouvé comment le sujet de post colonie influence sa vie privée. Nous étant le duo de deux pays, ça nous influence bien sûr dans la vie privée ou psychologique. D’autres artistes ont travaillé sur la langue : comment le français depuis des époques influence la vie locale », a-t-elle confié.

Pour le chercheur et co-commissaire du Laboratoire Kontempo, Jean Kamba, ce projet est axé sur l’influence de traces coloniales dans le langage quotidien à Kinshasa. Chaque artiste a trouvé comment le sujet de post colonie influence sa vie privée dans l’art vidéo, la photographie, la peinture et la performance.

« L’objectif est de tabler et décortiquer ces traces qui sont banales. Donc on est là, on vit avec, mais on ne se rend pas compte de leur présence. En tant que créateur, artiste et théoricien, on a tablé sur ça et on produit des œuvres », a-t-il expliqué.

Participante dans le laboratoire Kontempo, Prisca Tankwey a laissé entendre que la particularité de ce projet était dans la diversité des artistes.

« Nous avons travaillé durant un mois. C’est qui était intéressant dans ce projet, c’est surtout les inter influences et les échanges entre artistes et chercheurs ainsi que l’opérateur dans le secteur de l’art contemporain. C’est qui était aussi intéressant, c’était la diversité de médiums que l’on peut retrouver dans ce projet », a-t-elle confié.

Par ailleurs, ce mouvement a vu le jour bel et à l’Académie de beaux-arts. Le laboratoire Kontempo s’inscrit dans la perspective de détecter et de questionner les dynamiques du pouvoir dans le secteur de l’art contemporain.

Trésor Mutombo

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