Le dossier des secrétaires généraux ne cesse de susciter des interrogations au sein de l’opinion. D’aucuns se demandent pourquoi la nouvelle mise en place des secrétaires généraux nommés, traine à sortir alors que le Premier ministre, Sylvestre Ilukamba, dans son courrier, a donné des instructions claires pour que ce dossier soit présenté au conseil des ministres avec des orientations précises ?

En effet, le malaise est loin de se terminer au sein de l’administration publique. Après plus d’un an et demi depuis leur nomination selon les ordonnances n°18/143, 18/143B et 18/143C du 27 décembre 2018, la prise en fonction des secrétaires généraux n’est toujours pas effective. Cette situation qui réduit en des “agents flottant” des hauts fonctionnaires de l’Administration Publique de notre pays énerve les dispositions légales en vigueur au profit des intérimaires déchus et entretient un malaise qui fragilise la fonction publique.

Des sources concordantes indiquent que la mise en place attendue est le couronnement des résultats obtenus dans le cadre de la réforme de l’administration publique: un nouveau cadre légal avec le nouveau statut du 15 juillet 2016 qui a précisé à son article 72 les conditions pour la promotion dans l’administration publique où le concours est rendu obligatoire pour la promotion au grade de secrétaire général, notamment.

Et de renchérir: “parmi d’autres résultats de la réforme on note le rajeunissement du personnel ce qui explique la mise à la retraite des agents dont les 47 secrétaires généraux que le gouvernement a remplacé en organisant le concours de août 2018 et la nomination par ordonnance des lauréats”.

Pourquoi donc le gouvernement torpille intentionnellement ces efforts et entretient un malaise dans la gestion des services publics?

Pourquoi le gouvernement qui dispose de l’administration publique violerait délibérément la loi numéro 16/013 du 15 juillet 2016 portant statut des agents de carrière des services publics de l’Etat en laissant les intérimaires qui ont échoué au concours, gérer les services publics pendant plus d’une année et demie, alors qu’il y a des secrétaires généraux nommés en toute légalité ?

Autant de questions qui méritent d’être posé.

Pour rappel, après la controverse autour de l’arrêté de la ministre de la fonction publique portant mise en place des secrétaires généraux, ledit arrêté avait finalement été rapporté et la question avait été renvoyée à la décision du conseil des ministres.

L’Etat de droit étant de rigueur en RDC, le mérite et la compétence doivent par conséquent être la règle d’or dans la gestion des services publics. La procédure d’investiture doit se poursuivre sans ingérence politique pour mettre fin à la crise et ne pas porter préjudice à la carrière de ces hauts fonctionnaires de l’Etat.

Floriette Nyogbia

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