Le pays de l’Oncle Sam est emporté par une vague de manifestation dont la plus grande est prévue ce samedi 6 juin pour condamner les violences policières contre les personnes de race noire. Mais un silence d’or est observé par l’Union Africaine et ses membres. Crainte d’ingérence ?

Georges Flyod, homme de l’horrifiante et insupportable vidéo de Minnesota, risque d’être certainement, à en croire le mouvement de masse qui secoue les USA depuis plus d’une semaine, le dernier citoyen américain de race noire victime de violence policière. C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase dans cette situation qui a progressé dans la communauté américaine sous le regard complice des autorités qui, à chaque fois, évitaient aux bourreaux la prison.

La liste sera longue s’il faudrait étaler les identités de toutes les victimes du racisme aux USA. Des circonstances, des villes, des professions, des familles et des vidéos différentes mais une seule réalité, un peuple négligé, écrasé, martyrisé sous la bannière étoilée. Quelle est cette rancune qui ne se termine jamais ? N’a-t-on pas assez fait souffrir cette communauté lors de la ségrégation ? Où a-t-on mis la fameuse démocratie tant vendue par la diplomatie américaine quand des conditions pareilles arrivent dans d’autres pays surtout en Afrique ?

L’Afrique… Mère prodigieuse incapable de protéger ses propres rejetons ! Si silencieuse quand ses propres descendants installés de l’autre côté de l’océan sont gratuitement brutalisés et tués ? Aucun communiqué de l’Union Africaine ? Aucun message de soutien aux noirs d’Amérique provenant d’un seul Président africain ? Plus bas, un simple courrier d’un ministre des affaires étrangères ? Quelle est la limite de la fameuse solidarité africaine ? A-t-on si peur de la machine à broyer américaine au point d’observer toute une communauté se faire tuer ? Et pourtant, il suffit qu’une mouche pique en Afrique pour lire un long communiqué au ton méprisant provenant de la grande puissance.

Heureusement que les Etats-Unis d’Amérique ont des lois qui protègent tous ses citoyens au même titre et que le patriotisme y existe au point de pas laisser cette histoire se terminer dans les couloirs silencieux de la diplomatie. Pour preuve, Donald Trump quittera la Maison Blanche en lisant sur l’asphalte « BLACK LIVES MATTER ».

Deo Vuadi

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