Âme de Kinshasa
Interkinois

Formation professionnelle: le plus grand chantier de Fatshi

« Il n’y a de ressources que l’homme « , dit-on. C’est fort de cette sagesse que le Président de la République Félix Tshisekedi a veillé ,dans la nomenclature des ministères du gouvernement Ilunkamba, à intégrer le ministère de la formation professionnelle, arts et métiers.

Devant un parterre d’hommes d’affaires, à l’occasion de la clôture du forum Makutano 5 à Kinshasa, le président de la République a constaté que « le déficit en main-d’oeuvre qualifiée dans des nombreux secteurs s’est aggravé, de même que la culture et l’éthique du travail« . Ce qui a justifié la création d’un ministère ad hoc.

Animé par John Ntumba, le ministère de la formation professionnelle , art et métiers aura notamment pour  » objectif de multiplier les centres de formation professionnelle « .

De chef-lieux des provinces jusqu’aux territoires, ce ministère devra implanter des centres pilotes et des centres de formation professionnelle afin de résorber le taux élevé des jeunes au chômage et sans qualification afin de donner désormais un sens à leur vie.

Il est naturel que cette formation tienne compte des spécifications locales. Ainsi les jeunes de l’ancienne province de l’Equateur apprendront -ils les métiers du bois avec des débouchés immédiatement offerts par l’exploitation forestière environnante, tandis que dans le Lualaba, par exemple, les jeunes gens peuvent apprendre le métier de mineur avec une forte probabilité de l’exercer. De cette manière, tous les corps de métiers seront prises en compte par le ministère dirigé par l’élu de Kananga.

Il est clair que ce domaine aussi passionnant que structurant pour l’économie nationale, va nécessiter une attention particulière et un appui financier indispensable du Gouvernement si, à l’instar du président de la République ,il est donné à reconnaître que la formation professionnelle, arts et métiers est « le plus grand chantier sans lequel aucun des autres n’a de chance de prospérer « .

Le premier ministre Ilunkamba est donc invité à se pencher de manière singulière sur ce chantier en mettant à contribution les moyens internes sans oublier de recourir aux nombreux fonds internationaux qui ne demandent qu’à soutenir ce genre d’initiative. Le collectif budgétaire en préparation devrait clairement prendre en compte ce besoin essentiel.

Ilunkamba peut donc se reposer sur les capacités managériales du ministre John Ntumba dont la formation académique d’économiste et une longue pratique dans différents cabinets au ministère de l’économie lui permettent d’appréhender au mieux les besoins en main-d’oeuvre du tissu économique congolais.

La rédaction

Print Friendly, PDF & Email
Partagez l'info!!!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *