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Gaz Mawete : de la Tshangu au Zénith de Paris grâce à Vodacom Best of the Best

Gaz Mawete, gagnant de la toute dernière édition de Vodacom Best of the Best All stars 2017, estime que son passage à ce programme a eu un impact positif sur la suite de sa carrière. Dans une interview accordée à la presse convoquée par Vodacom Congo le samedi 12 octobre dernier, Gaz Mawete a par la même occasion dévoilé les différentes surprises réservées à ses fans le 30 octobre prochain au Zénith de Paris où il va prester aux côtés de Naza, mais aussi son prochain album.

Pour mémoire, Gaz Mawete avait remporté un prix de 75 000 $ dont 20 000 $ en cash et 55 000 $ pour la production de l’album assorti d’un contrat avec la prestigieuse maison de production BOMAYE MUSIK à l’issue de Vodacom Best of the Best. Ce dernier est une plateforme mise en place par le plus grand opérateur de la RDC comme une vitrine pour la promotion de l’ingéniosité musicale du peuple congolais.

Vous êtes convié à prester dans la grande salle de Zénith à Paris, à côté de Naza ce 30 octobre. Quelle a été votre première impression lorsque vous avez reçu cette invitation ?

En réalité, j’étais très touché de voir parmi tous ces artistes dont il a eu le choix, qu’il m’ait choisi et que je sois invité à ce grand concert, parce que Zénith de Paris, ce n’est pas n’importe quelle salle. J’étais très ému et très content. C’est une belle expérience pour moi. Naza, c’est déjà un frère et je ne suis pas le seul frère qu’il a. Qu’il ait pensé à moi pour cet événement m’a beaucoup rendu heureux et ça sera une première pour moi, ça sera l’une des plus grandes salles de ma vie. Ça m’a beaucoup touché.

D’aucuns diront, qu’en participant à Vodacom Best of the Best All stars, il y a de cela 2 ans, vous étiez déjà rempli de talent, mais pensez-vous que le partenariat avec Vodacom à travers Best of the Best vous a aidé à vous ouvrir au monde ?

Effectivement, Vodacom tous ceux qui se sont associés pour faire cette compétition ont été un facteur de promotion très important pour ma carrière. C’est à travers cette émission que j’ai touché un plus grand nombre de cœurs et que j’ai eu une grosse vitrine. C’est comme ça que les gens m’ont découvert et c’est à travers cette même émission que j’ai décroché mon contrat avec le label Bomaye Music. Je leur suis très reconnaissant.

Gaz Mawete, parlez-nous brièvement de votre expérience avec Best of the Best.

C’est une très belle expérience. Je me suis fait des frères, des sœurs, je me suis fait une famille. Et j’ai appris, j’ai copié, j’ai grandi, j’ai mûri. Déjà le fait de rester à côté de tous ces gens merveilleux, l’équipe de production, l’équipe de Vodacom, les candidats et même le public, le rapprochement que j’avais avec eux, cette expérience-là m’a beaucoup fait mûrir et a changé ma personnalité. Il y a un impact que je jugerai positif pour la suite de ma carrière.

Comment vivez-vous ces instants de votre carrière après cette compétition ?

Avant, j’étais seul, producteur, manager, marketeur de l’artiste que je suis, mais ce n’était pas facile pour moi. Je faisais tout pour pouvoir me décrocher un contrat de production. Grace à Vodacom, j’ai aujourd’hui une maison de production, je suis aujourd’hui un artiste membre effectif d’un label. Je dois avouer que cela a vraiment eu un impact dans ma carrière, parce que, n’eût été cette vitrine, j’ignore ce qui serait arrivé, si je n’avais pas gagné. Mais je crois que ce qui m’arrive aujourd’hui, ne pouvait arriver que si je passais par ce chemin-là de Vodacom Best of the Best.

A quoi ressemblez votre carrière avant votre aventure dans Best of the Best ?

Avant de fouler ma jambe dans la compétition Best of the Best, j’avais beaucoup de doutes, et je n’étais pas très confiant. J’ai eu plein d’échecs avant parce qu’avant Best of the Best, je suis passé dans plusieurs compétitions, il y a beaucoup qui n’ont pas cru en moi, mais j’ai été le premier à croire en ce que je faisais, en ce que je voulais, à croire en mon rêve, et ça personne ne peut vous le demander, il faut le faire tout seul.

Au regard de votre expérience avec Vodacom Congo, quel message passeriez-vous à tous les artistes, jeunes talents vivant en RDC en général ?

Je serai vrai. Je dirai, ce n’est pas seulement parce que je suis ambassadeur de Vodacom que je vous pousserai tous à venir à Vodacom Best of the Best mais je donnerai un message un peu plus neutre, le message qui sera de toujours saisir les opportunités quand elles se présentent, de ne jamais baisser les bras, de ne jamais se dire qu’on ne peut pas quand on n’a pas encore essayé. Saisissez vos chances, ne laissez pas tomber vos rêves pour des racontars des gens qui n’ont pas pu faire quelque chose de leur vie et qui aimeraient vous infliger leur sort. Juste ignorer ce qu’ils disent, croyez plus en vous et tenez à vos convictions, c’est le plus important.

Quelles sont vos prochaines ambitions pour vos fans ?

Je n’ai jamais sorti d’albums, c’est d’abord ça ma préoccupation première. En ce moment, je prépare un album, je vais sortir des sons bien sûr, mais qui vont juste être des annonces pour l’album qui est tant attendu par ce public qui commence déjà à me chérir. J’essaie de me battre, de travailler comme il se doit, de m’amuser en même temps pour ne pas gâcher le plaisir de cette musique que je fais avec passion d’abord avant tout. Alors, l’album est le plus beau cadeau que je vais offrir à ce public. Il arrive très bientôt.

Vous avez dit que vous préparez un album, quand est prévu sa sortie ?

J’aurais bien voulu le sortir le plus tôt possible parce que j’ai beaucoup de chansons qui sont déjà prêtes. La chose la plus difficile à faire pour cet album, c’est la sélection des chansons. J’en ai tellement que je ne sais pas quoi mettre et quoi ne pas mettre. C’est la tâche la plus dure mais après, il y a la communication, il y a la stratégie qui va autour de l’album, et ça je ne gère pas très bien vu que je suis novice, je viens d’atterrir dans le milieu professionnel et j’apprends. Ainsi, mon producteur m’a donné des raisons, il m’a fourni des choses qui font que l’album soit repoussé encore d’un petit moment. Souffrez d’attendre, mais ça sera pour une bonne raison. Balobi, nzala ya mbula zomi ekosila na kolia mukolo moko, en Lingala. C’est-à-dire, tu peux avoir faim pendant 10 ans, mais si tu manges un jour, tu n’auras plus faim.

Comment avez-vous nommé votre album ?

Je ne l’ai pas encore nommé parce qu’il a tellement de couleurs. Il est très difficile de nommer un métis. L’album ne vient pas que d’un seul endroit, il vient de partout. Je dois chercher un nom qui correspondra à cette divergence de couleurs qu’il y a dans l’album.

Avez-vous un message à passer à vos fans ?

Le plus fort c’est celui d’amour. C’est que je les aime au plus fort et je les remercie de m’aimer. On doit s’aimer, c’est le plus important. Peu importe ce qui peut se dire, nous devons rester soudés et unis parce qu’au-delà de nos frontières congolaises, il y a encore des frères à nous. Peu importe où on se trouve dans le monde, on restera frères et s’aimer est la chose à faire. Car quand on s’aime, on évolue, on avance et on s’épanouit.

J’ai été primé à Afrima Award dans la catégorie Best artiste comer et les votes sont encore ouverts jusqu’au jour de la cérémonie qui est prévue pour la fin du mois d’octobre. Donc allez-y voter massivement. Rendez-vous sur le site AfrimaAward.com et suivez les modalités, vous verrez votre artiste.

Propos recueillis par Deo Vuadi et transcrits par Floriette Nyogbia

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