Dans l’optique de soutenir la mesure de la gratuité de l’enseignement de base, le Conseil des administrateurs du Groupe de la Banque mondiale a approuvé, lundi 15 juin un financement à la hauteur de 1 milliard de dollars américains de l’Association Internationale de Développement (IDA) afin d’améliorer le capital humain en République Démocratique du Congo.

À en croire le directeur des opérations de la Banque Mondiale pour la Rd-Congo, le Congo Brazzaville, la République Centrafricaine (RCA) et le Burundi, Jean-Christophe Carret, ce financement vise à permettre aux populations vulnérables à accéder aux services de bases.

« En soutenant la gratuité de l’enseignement primaire et l’amélioration de la santé maternelle et infantile dans les provinces les plus pauvres du pays, ces deux projets visent à aider les populations les plus vulnérables à accéder aux services de base », a-t-il déclaré. Et d’ajouter : « Ce financement est d’autant plus important qu’il permette d’atténuer les conséquences économiques et sociales du coronavirus pour les plus pauvres ».

Pour le spécialiste en Chef de l’éducation à la Banque Mondiale, Scherezad Joya Monami Latif, le PERSE va aider le gouvernement de la Rd-Congo à mettre en œuvre la réforme sur la gratuité de l’enseignement de base. Il a indiqué que cela se fera par le renforcement de systèmes de gouvernance et la qualité de l’enseignement.

« Grâce à cet appui, plus de 9 millions d’enfants vont pouvoir être réinscrits et retourner en classe, lorsque les écoles réouvriront après le confinement, donnant ainsi accès à l’école à plus d’un million d’enfants pauvres, actuellement exclus du système scolaire », a-t-il rapporté.

Par ailleurs, ce financement comprend 800 millions de dollars en faveur du projet pour l’équité et le renforcement du système éducatif (PERSE) et 200 millions de dollars de financement additionnel en faveur du projet de renforcement du système de santé (PDSS) pour améliorer la santé maternelle et infantile. Et, un financement additionnel du projet de renforcement du système de santé (PDSS) permettra d’améliorer l’utilisation et la qualité des services de santé maternelle et infantile en apportant une réponse immédiate et efficace à toute crise sanitaire.

« Cet approche de financement basé sur la performance a déjà permis d’améliorer la qualité des services, tout en renforçant le système de santé publique, la surveillance des maladies et les capacités de riposte pour permettre de mieux faire face aux flambées épidémiques », a rapporté la spécialiste en chef de la Santé à la Banque Mondiale.

Il sied de signaler que le projet pour l’équité et le renforcement du système éducatif (PERSE) comprend un crédit de 444 millions de dollars et un don de 356 millions de dollars, tandis que le quatrième financement additionnel du projet de renforcement du système de santé (PDSS) comprend un crédit de 121 millions de dollars et un don de 79 millions de dollars. Ce financement concerne les provinces ci-après : le Mai-Ndombe, le Kwilu, le Kwango, le Sud Ubangi, la Mongala, l’Equateur, la Tshuapa, le Haut Katanga, le Lualaba, le Haut Lomami, le Maniema, le Nord Kivu, le Sud Kivu et Kinshasa.

Trésor Mutombo

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