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L’Afrique connaît sa plus longue période de baisse du nombre de cas de COVID-19

L’Afrique connaît sa plus longue période de baisse du nombre de cas de COVID-19

Au cours de la semaine écoulée, environ 18 000 cas et 239 décès ont été notifiés, soit une baisse respective de 29 % et de 37 %, par rapport à la semaine précédente

BRAZZAVILLE, Congo, 14 avril 2022/APO Group/ — 

L’Afrique connaît sa plus longue période de baisse du nombre de cas de COVID-19 depuis le début de la pandémie. Le nombre de cas enregistrés chaque semaine régresse depuis 16 semaines, alors que le nombre de décès a diminué au cours des huit dernières semaines.

Les contaminations – en grande partie dues à la quatrième vague pandémique induite par le variant Omicron – sont passées d’un pic de plus de 308 000 cas par semaine au début de l’année à moins de 20 000 cas au cours de la semaine qui s’est achevée le 10 avril 2022. Au cours de la semaine écoulée, environ 18 000 cas et 239 décès ont été notifiés, soit une baisse respective de 29 % et de 37 %, par rapport à la semaine précédente. Ce faible niveau d’infection n’avait pas été observé depuis avril 2020, au tout début de la pandémie en Afrique.

La précédente plus longue période de baisse du nombre de cas d’infection par la COVID-19 avait été enregistrée entre le 1er août et le 10 octobre 2021. Actuellement, aucun pays n’est confronté à une résurgence de la COVID-19. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) considère qu’un pays est en résurgence lorsqu’il enregistre une augmentation de 20 % des cas pendant au moins deux semaines consécutives et que la progression enregistrée d’une semaine à l’autre est supérieure de 30 % ou cette augmentation est supérieure au pic d’infection hebdomadaire le plus élevé précédemment atteint. « Malgré la baisse du nombre d’infections, il est essentiel que les pays continuent à faire preuve de vigilance et maintiennent les mesures de surveillance, y compris la surveillance génomique pour détecter rapidement les variants de la COVID-19 en circulation, améliorer le dépistage et intensifier la vaccination », a indiqué la Dre Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique. « Le virus étant toujours en circulation, le risque d’émergence de nouveaux variants potentiellement plus mortels demeure, et les mesures de lutte contre la pandémie sont essentielles pour riposter efficacement à une recrudescence des infections », a-t-elle ajouté.

À l’approche de la saison de grande fraîcheur, qui court de juin à août dans l’hémisphère Sud, le risque d’une nouvelle vague de contaminations est élevé. D’une manière générale, les vagues précédentes de la pandémie en Afrique ont coïncidé avec des températures plus basses, lorsque les gens restent à l’intérieur des habitations et souvent dans des espaces mal ventilés.

En outre, de nouveaux variants peuvent influer sur l’évolution de la pandémie. Au Botswana et en Afrique du Sud, des chercheurs mènent des analyses plus approfondies sur les nouvelles sous-lignées du variant Omicron répertoriées récemment dans ces pays afin de déterminer si ces sous-lignées sont plus infectieuses ou plus virulentes. Les sous-lignées BA.4 et BA.5 répertoriées dans les deux pays d’Afrique australe ont aussi été confirmées en Belgique, au Danemark, en Allemagne et au Royaume-Uni.

On n’observe actuellement aucune différence épidémiologique importante entre les nouvelles sous-lignées et les sous-lignées connues du variant d’Omicron, que sont BA.1, BA.2 et BA.3.

Avec la diminution du nombre de nouvelles infections, plusieurs pays africains assouplissent les principales mesures de lutte contre la COVID-19, telles que la surveillance et la quarantaine, ainsi que les mesures de santé publique, y compris le port du masque et l’interdiction des rassemblements de masse.

Sur la base de ses orientations techniques actuelles, l’OMS exhorte les pays à mesurer les risques et les avantages avant de prendre une décision concernant l’assouplissement des mesures de lutte contre la COVID-19, et à tenir compte de la capacité de leurs systèmes de santé, de l’immunité de leurs populations face à la COVID-19 et des priorités socioéconomiques nationales. Des systèmes devraient être mis en place pour rétablir rapidement ces mesures si la situation épidémiologique s’aggrave.

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