Après la détection du tout premier cas à COVID-19 à Kinshasa, le libre analyste, Nadine Mfutila, a relevé à chaux, quelques failles autour de sa communication.

Je suis particulièrement déçu de la façon dont l’information sur le COVID-19 a été traité à ce jour par les médias et même par les autorités de la République.

  1. Depuis l’apparition de ladite maladie désormais pandémique, nos médias se sont illustrés par la non intensification de la communication au tour, alors qu’ailleurs l’urgence des précautions à été relayée,…
  2. L’exercice de simulation qui nous a été présenté, il y a quelques jours par le ministre de la santé publique n’ai été qu’une consommation médiatique vide de sens. Sinon alors, Comment comprendre que le malade arrive au pays depuis le dimanche 08 mars sans qu’il soit détecté sur place. Il aurait fallu attendre trois jours après. On peut imaginer la suite sur les éventuels contacts à retrouver depuis l’arrivée du malade jusqu’à ce jour, sans compter ses co-voyagueurs.
  3. Le ministre de la santé publique, semble rater sa première sortie médiatique quant à ce. Premièrement, il crée des confusions au tour de la nationalité du malade (tantôt belge, tantôt congolais vivant en France), au tant d’imprecisions alors qu’il s’agit d’une situation très délicate qui nécessite beaucoup de sérieux dans la matière d’avertir et d’instruire la population.
  4. La chaîne nationale, Rtnc, s’est contenté d’un petit extrait du discours du ministre, sans un commentaire d’un expert pour les dispositions utiles.
  5. Les éléments de la police nationale congolaise déployés pour sécuriser l’hôtel Bellevue, qui a sûrement accueilli le malade n’ont même pas été protégés par les fameux masques de protection…

Il y a bien d’autres petites inquiétudes à exprimer au sujet de la présence de COVID-19 au pays.

À nous de nous informer régulièrement, au besoin, sur d’éventuelles informations fiables et crédibles à notre disposition.

Aux écoles de journalisme de bien vouloir bien former les futurs professionnels des médias à élargir les champs dans le traitement, l’analyse des faits et dans la spécialisation surtout au niveau de la licence pour ne pas toujours se contenter de la politique qui “paie mieux”.

Merci beaucoup.

Nadin Mfutila II, le Gap.

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