Accusés d’offense au chef de l’État, provocation et incitation au manquement contre l’autorité publique, les candidats malheureux à la présidentielle de 2018, Théodore Ngoy et Martin Fayulu ont été convoqués au parquet général près la cour d’appel de Kinshasa/Gombe ce mercredi à 11h par l’officier du ministère public.

Théodore Ngoy pour son cas, a promis de se présenter ce jeudi 1O septembre au bureau du ministère public bien que estimant qu’il est convoqué pour des faits qu’il ne connaît pas mais en rapport avec son travail d’avocat.


Ce n’est pas un fait de hasard que le parquet m’envoit une invitation pour des faits que je ne connais pas. C’est certainement en rapport avec la defense que j’exerce librement en faveur de personnes qui sont victimes de violation de la constitution par le premier magistrat qui a prêté serment de faire appliquer cette même constitution dans ce pays“, s’est-il exprimé sur les ondes de la radio Top Congo FM ce mardi 8 septembre.

Il martèle en disant que n’a peur de la justice que celui qui est un malfaiteur, lui n’a pas peur de la justice puis qu’ayant déjà envoyé un courrier au chef de l’État lui signifiant sa violation de la constitution.

De son côté, le coordonnateur du réseau le Peuple d’abord, Maître Christian Tshilenge met en garde les auteurs d’une quelconque mise en accusation du chef de l’État, martelant qui si violation de la constitution il y avait, ce n’est pas le président de la République qui devrait être visé car selon lui, en ce qui concerne les nominations des juges, le président n’a pas une compétence discrétionnelle mais plutôt une compétence liée, il estime donc que cette démarche est un coup d’épée dans l’eau.
C’est sur proposition du Conseil supérieur de la magistrature que le président a nommé ces juges, donc s’il y a un coupable, c’est serait le Conseil supérieur de la magistrature, or à ce niveau, il existe des procès verbaux et les rapports” a-t-il laissé entendre avant de prévenir les auteurs de cette démarche sur les conséquences qui pourront être néfastes.

En rappel, Théodore Ngoy et Martin Fayulu, accusaient le président de la République, Félix Tshisekedi de violation intentionnelle de la constitution quant à la nomination de deux juges de la cour de cassation qui était encore en pleine fonction, accusation qui fera suite à une plainte déposée contre les deux personnalité pour offense au chef de l’État, provocation et incitation au manquement contre l’autorité publique par Maître Franck Kalolo, coordonnateur du centre de réflexion juridique et de lutte contre l’impunité.

Jacqueline Kamate

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