Il était 11 heures quand Mondo Moussa a débarqué ce jeudi 01 octobre dans les installations de VodaHouse situé sur l’avenue Justice dans la commune de la Gombe. Sans s’être annoncé au préalable auprès de l’entreprise des télécommunications comme le ferait toute personnalité honorable, le Vice-ministre a confondu le siège d’une entreprise respectable à son poulailler où il peut se pavaner et faire ce que bon lui semble. Il voulait accéder au siège de Vodacom de gré ou de force pour sois disant procéder à un contrôle des stocks de Carburant de l’entreprise.

Heureusement pour Vodacom, son chef de la sécurité étant à son poste, a retenu dans le cadre de son job, le Vice-ministre tout feu tout flamme qui voulait à tout prix entrer. Malgré la pression de Mondo Moussa, l’agent de Vodacom usant de tout son professionnalisme, lui a simplement demandé l’ordre de mission qui justifierait sa démarche. Une question qui a mis le Vice-ministre dans tous ses états. Il a ordonné ipso facto à ses gardes l’arrestation de l’agent sous les regards ebaillis de ses collèges et autres cadres de Vodacom impuissants face à ce spectacle désolant par peur de subir le même traitement.

Sur une vidéo qui a fait le tour des réseaux sociaux, on voit clairement Mondo Moussa tout en râlant, ordonner à ses gardes de jetter le pauvre agent dans la Jeep. La résistance tant bien que mal du pauvre agent s’est avérée vaine face à l’ardeur de la violence dont usaient les gardes de Moussa pour le capturer comme s’il était un brigand.

Comme dans un cinéma, les témoins ont assisté de leurs propres yeux, à un enlèvement à ciel ouvert avec comme acteur principal “son excellence” le vice-ministre Moussa.

Nous leur avons demandé leur ordre de mission, ils ont immédiatement dit qu’ils faisaient de la résistance et ils ont enlevé le chef de la sécurité devant tout le monde”, rapportent les témoins de l’enlèvement.

Les faits ont montré que le Vice-ministre des hydrocarbures a violé la propriété de l’entreprise, enlevé et séquestré arbitrairement ce travailleur de Vodacom pendant plusieurs heures sans motif valable.

N’eût été l’intervention du ministre des droits humains qui a plaidé pour sa libération intervenue tard dans la soirée, le pauvre monsieur serait sûrement encore en détention à l’heure qu’il est.

Où est l’Etat de droit quand ceux qui sont censé appliquer cette vision du Chef de l’État eux-mêmes sont les premiers à la piétiner ? Nous ne savons plus si nous sommes réellement dans un État de droit ou une jungle. Dans un pays normal, après une telle bravoure jetant un discrédit sur tout le gouvernement, Moussa Mondo serait déjà suspendu !

La Rédaction

Print Friendly, PDF & Email
Merci de partager!!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *