L’allègement de la taxation des services du numérique qui impliquent la téléphonie mobile et les gadgets comme les téléphones portables, est la solution sine qua non pour espérer faire progresser la République Démocratique du Congo sur le continent et dans le monde. Laurent Ntumba, patron de la Corporation Internet Services Provider, le disait déjà il y a plusieurs mois.

Lors d’une interview accordée au magazine économique panafricain, Portaileco, dans son édition spéciale numérique parue en décembre 2019, le patron des fournisseurs d’internet militait déjà en faveur d’un allègement dans la taxation des services.
Etant spécialiste du domaine, les responsables du ministère des Postes Télécommunications Nouvelles Technologies de l’information et de la communication, avec à sa tête le ministre Augustin Kibassa auront beaucoup à apprendre de ses opinions.

Dans ce contexte où la taxe sur la possession du téléphone du ministre des PT-NTIC fait beaucoup jaser, la rédaction de portaileco.net a décidé de reprendre quelques passages de cette interview dont l’intégralité est à trouver en mode électronique sur le site www.portaileco.net dans l’onglet PORTAILECO MAGAZINE SHOP.

Ci-dessous les extraits de l’interview:

P.M. : La réalité de la régulation de la taxation sur les PT-NTIC fait couler beaucoup d’encres sur le continent africain. Quelle est la solution selon vous ?
L.N. : Il y a certainement un malentendu sur ces taxes-là. Ça fait couler beaucoup d’encres parce que les taxes actuellement en vigueur sont plus nombreuses et en plus, nous constatons que l’internet est considéré comme un objet de luxe, comme un objet dangereux parce qu’il y a une taxe d’accise là-dessus. Nous pensons que c’est une incompréhension, il va falloir que les secteurs publics et privés se mettent ensemble pour régler ce problème.
On ne peut pas taxer autant l’internet et en même temps parler du numérique, de l’accessibilité. Aujourd’hui l’accessibilité ou l’accès à internet est un indice de développement. Quand on veut classer les pays, le Congo est toujours mal classé parce que la connectivité est très basse. Donc à mon avis, on devrait détaxer internet, détaxer les outils comme les téléphones portables, comme les laptops pour accélérer cette connectivité. Les taxes aujourd’hui, telles qu’elles sont perçues, nous avons l’impression que nous avons d’un côté les chasseurs et de l’autre les gibiers. Il faudrait qu’à un moment don- né les gens se mettent ensemble pour régler cet aspect en élargissant l’assiette au lieu de laisser un petit groupe subir la pression fiscale.

P.M. : Pensez-vous que le développement du numérique est possible avec la politique fiscale et économique actuelle ?
L.N. : Avec la politique actuelle non. Il faut une politique incitative pour développer le numérique. Parce que le numérique ce n’est pas seulement les fournisseurs. Il y a aussi les producteurs des contenus. Comment allons-nous inciter les jeunes à pouvoir se lancer dans la programmation, produire des contenus sans qu’il y ait d’infracteurs, ni d’incitations. Il y a toute une politique qu’il faut mettre en place. Heureusement que le président de la république met le numérique en vogue aujourd’hui. Nous espérons que ce message sera compris par tout le monde, qu’il y aura des mesures incitatives, qu’on va diminuer les taxes et qu’au bout de la chaîne l’ensemble du pays sera connecté.

La rédaction Portaileco.net

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