Présent sur le territoire congolais depuis les années 1990 , les rebelles ougandais de l’ADF qui ont prêté allégeance à l’Etat Islamique ont multiplié des cas de tuerie dans la région de Beni , en province du Nord-Kivu Kivu à l’Est de la République démocratique du Congo depuis octobre 2014.

Depuis environ 6 ans, les forces démocratiques et alliées , ADF , ont causé la mort d’environ 5000 personnes et l’enlèvement de plus de 300 personnes selon les chiffres avancés par la société civile locale.

L’armée doit faire encore plus sur le champ de bataille

Depuis la prise de pouvoir de l’actuel président Félix Tshisekedi , les Forces Armées de la République démocratique du Congo , FARDC avaient lancé les opérations dites de « grande envergure » depuis le 30 octobre 2019, cela pour éradiquer complètement ce mouvement islamiste ougandais qui sème terreur et désolation à Beni ville et Territoire .

Si ces opérations ont débouché sur le démantèlement de plusieurs bastions de rebelles , l’armée congolaise projette déjà une deuxième phase des opérations de grande envergure pour bouter dehors les quelques groupes qui continuent à signer des incursions dans les différents villages du territoire de Beni .

Les 29 corps découverts à Mwalika , une goutte d’eau qui a fait déborder le vase

Le mardi 17 novembre dernier, le gouvernement provincial du Nord-Kivu a annoncé la découverte de 29 corps en état de décomposition dans la localité de Mwalika en territoire de Beni. Cet exécution de masse a été attribuée aux rebelles ADF .

« Le gouvernement congolais devrait décréter un deuil national pour toutes ces victimes. Il fallait que le chef de l’Etat soit ici à Goma pour que nous puissions partager les différentes propositions et stratégies », a affirmé Thomas d’Aquin Muiti, vice-président et porte parole de la société civile de la RDC.

Comme dans plusieurs autres domaines , le député provincial élu de la ville de Butembo , Promesse Matofali suggère qu’il y ait des enquêtes sérieuses dans les fonds alloués aux opérations Sokola 1 et 2 afin de comprendre la cause qui fait à ce que les tueries à Beni perdurent.

« Le président nous a dit qu’il a mis tous les moyens possibles pour qu’on mette fin à ce qui se passe en territoire de Beni et presque partout en province. Lorsqu’on est en train de faire des enquêtes dans d’autres domaines, notamment au niveau de l’EPSP , du parc de Bukanga Lonzo et ailleurs avec le projet de 100 jours , si on le fait au niveau des opérations Sokola 1 et 2 , on arrivera à comprendre pourquoi cette situation perdure », explique-t-il.

La solution viendra-t-elle du chef de l’État Félix Tshisekedi ?

Lors de son récent passage dans la ville de Goma, au début du mois d’octobre dernier , le président Félix Tshisekedi avait promis revenir après un bref délai s’installer dans la ville touristique pour être près de la population longtemps meurtrie .

« Dans quelques semaines je serai un Gomatracien . Je vais venir habiter ici . Je vais vivre avec vous. Je voudrais entendre au quotidien vos problèmes et nous allons les résoudre ensemble », avait déclaré le chef de l’Etat à la population de l’Est .

Nombre des structures citoyennes attendent la matérialisation de la promesse du locateur du palais de la nation en vue de la pacification de l’Est du pays . Les populations qui ont abandonné leurs villages , cibles des attaques répétitives des rebelles , attendent leur retour dans leurs fiefs.

David Bitwayiki

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