L’Union congolaise des femmes des médias(Ucofem) était ce mardi 10 mars, en journée de réflexion et d’échanges autour du thème: “Promouvoir les femmes dans et par les médias en RDC” avec les étudiants du département de Sciences de l’information et de la communication de l’Université pédagogique nationale (SIC/UPN).

La femme des médias étant victime de plusieurs stéréotypes, se trouve entrain d’être utilisé par les médias, car ces stéréotypes se sont encrés en elle qu’elle ne savait plus s’en débarrassait.

Madame Tina, sensibilisatrice au sein de l’Ucofem prenant la parole a fait voir que “lutter contre les stéréotypes c’est aider à les déconstruire”. Les stéréotypes commencent à influencer le comportement de la femme dès le bas âge mieux encore dès la maternité. D’où lutter contre les stéréotypes dans et par les médias c’est viser un changement de mentalités car les médias ont pour rôle de faire ou défaire la société.

C’est important de se dépasser des stéréotypes puisqu’ils sont à la base de la manière dont on perçoit certaines réalités telles que par exemple ” les femmes de médias sont des prostituées ” qui est partie d’une minorité à la généralisation.

Mais alors les femmes ne contribuent elles pas à la formation de ces stéréotypes ?

A cette question, la réponse va dans les deux sens. Est-ce que la femme de médias est traitée ainsi parce qu’elle travaille dans les médias ou c’est de part son éducation et son comportement.

Oui, dans le sens où la femme contribue seule à la formation et surtout à la cristallisation des stéréotypes dont elle est victime par son comportement, parfois sa légèreté, son goût de la facilité et surtout se laisser utiliser par les patrons des médias comme objet de marketing et de récolte de fonds pour l’entreprise.
Non, dans la mesure où les femmes qui font cela sont une minorité et aller du particulier au général serait biaiser l’enquête.

Les stéréotypes influencent puissamment le comportement à tel point qu’on s’en rend pas compte. Ils sont influencés par les médias dans les publicités, les théâtres, les séries et bien d’autres.

“Si vous voulez vous engager dans la lutte contre les stéréotypes, il faut commencer dans les maisons de presse, plaider pour l’augmentation du nombre de femmes travaillant dans les médias et redéfinir les rôles de la femme dans la hiérarchie. Quelque soit le média choisi, les stéréotypes nous poursuivront. C’est à nous de nous armer et de nous engager dans cette lutte pour pouvoir les déconstruire et permettre la visibilité des femmes” a conclut madame Tina.

L’Ucofem est un carnet d’adresse pour toutes les femmes qui travaillent dans les médias. Tous les deux ans cette association organise un monitoring sur la représentativité des femmes et le respect du genre dans les médias avec pour but de relever l’image de la femme à travers les médias et s’assurer de l’égalité des sexes dans le traitement des contenus médiatiques mais aussi la réduction des écarts entre les hommes et les femmes dans la gestion du personnel au sein des entreprises de presse.

S’il faut parler femme, il faut y aller sur deux axes: les femmes qui présentent dans les médias et celles qui sont invitées sur le plateau des médias. Faut-il attendre le mois de mars pour parler de la femme ? Ce sujet ne peut-il pas être au centre de l’actualité de janvier en décembre ? C’est à ce niveau là qu’on doit commencer à étudier quelle est la fréquence du passage de la femme dans les médias.

Jacqueline Kamate

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